Archives : Spectacles

Ceci est un exemple de type d’article personalisé

Ayo

Son prénom signifie «joie» en yoruba, un dialecte parlé dans son pays d’origine, le Nigéria. En 2006, du haut de ses 25 ans, Ayo chantait Down on my knees. Le monde découvrait alors cette voix d’une sensibilité et d’une pureté rares. Soul, folk, ethno, élégante, douce, renversante. L’ascension est fulgurante, un million et demi d’album sont écoulés. La jeune chanteuse laisse une empreinte musicale puissante, et fait quelques émules. Après avoir confirmé sa percée — notamment avec Slow Slow (Run Run) — après les albums Gravity At Least, Billie-Eve et Ticket To The World, elle est à nouveau très attendue en 2O17 avec un opus aux sonorités acoustiques. Accompagnée de ses quatre musiciens new-yorkais, la belle Ayo et ses notes à fleur de peau nous envoûteront pour la première fois. Joie!

Ballet Preljocaj

Concentré extra pur d’une danse virtuose qui nous plonge dans des états de grâce ou de contemplation extatique, c’est de la haute couture, du sur mesure cousu à même la peau et la chair des danseurs qui donnent vie à ses inspirations. Playlist #1 exprime toute l’amplitude du vocabulaire chorégraphique d’Angelin Preljocaj, sa prédilection pour les textes, son goût pour l’introspection des êtres et la valeur des symboles. De Retour à Berratham à La Stravaganza, en passant par Les Nuits et Roméo & Juliette, les danseurs du Ballet Preljocaj interprètent un florilège de chorégraphies inoubliables, créées entre 1994 et 2O15, sur les musiques de Haendel, Beethoven, Mozart, Vivaldi, Prokofiev ou encore Natacha Atlas et John Cage. Un véritable voyage dans le temps, tout en élans, suspensions et portés, à travers l’oeuvre d’un des chorégraphes les plus emblématiques de la danse contemporaine.

Jean-françois Zygel

Le célèbre pianiste Jean-François Zygel propose une nouvelle interprétation musicale du chef-d’oeuvre mythique de Rupert Julian, Le Fantôme de l’Opéra. Un ciné-concert aux frissons garantis ! Compositeur, Victoire de la musique en 2006, ce virtuose de l’improvisation renouvelle le concert classique en l’ouvrant au jazz, aux musiques du monde, au théâtre, à la chanson et à la danse. Il est également connu du grand public pour ses interventions à la télévision (La Boîte à musique, Les Clefs de l’orchestre) et à la radio (La Preuve par Z, France Inter), où il défend avec malice et passion son art de prédilection. Passionné de cinéma muet, Jean-François Zygel n’en n’est pas à son premier essai ; il a en effet composé une musique originale pour Nana, de Jean Renoir, et a signé l’accompagnement au piano du chef-d’oeuvre de Marcel L’Herbier, L’Argent. C’est un plaisir de découvrir ce roi de l’improvisation devant un film mythique comme Le Fantôme de l’Opéra. Jean-François Zygel est aujourd’hui reconnu comme l’un des meilleurs spécialistes de l’accompagnement de films muets en concert.

Vincent Delerm

Créatif, touche-à-tout, Vincent Delerm a fait graviter autour de ses concert de multiples approches artistiques; cinéma, théâtre, littérature… Loin de lui l’envie de se cantonner à son rôle d’auteur-compositeur-interprète ! Il fait partie de ces chanteurs qui vous surprennent à chaque nouvelle tournée, qui savent se réinventer. Son style musical, lui, reste identifiable dès les premières notes. Et cette voix nonchalante, douce et bienveillante, fait l’effet du coup de fil que l’on reçoit de la part d’un bon ami.
Sorti à l’automne 2O16, son album À présent est à nouveau une démonstration d’observation aiguisée. Delerm conte tranquillement le brouhaha assourdissant de la vie et s’amuse de ses aléas. Pour présenter ces compositions et nous faire fredonner ses tubes indémodables: son fidèle piano, un multi-instrumentiste, des projections et un décor énigmatique. Et dans la salle ? Quelques filles de 1973 ?

Richard III

Rejeton difforme maudit par sa mère, écarté par ses frères et conspué par la cour d’York, Richard décide de se venger. Il fera du monde un néant, ne reculant devant aucune abomination pour s’accaparer le trône. Histrion génial et cynique, Richard III est surtout un trou noir qui aspire tout, jusqu’à lui-même. Après le succès d’En attendant Godot, Jean Lambert-Wild revient nous faire rêver avec un Richard III flamboyant. Transposant la pièce de Shakespeare dans l’univers d’une fête foraine, l’homme de théâtre, poète et artificier de la scène, insuffle au célèbre tyran l’humour ravageur d’un Joker sans limites. À ses côtés, Élodie Bordas incarne toutes les reines et tous les complices de Richard III, entraînés dans cette furieuse course vers l’abîme. Un incroyable castelet à trappes, peuplé de pantins, baudruches et autres attractions de foire, devient le terrain de jeu de cet étourdissant duo de clowns, emportés dans la machinerie d’un théâtre de guignol devenu fou, à l’image même de l’ivresse du pouvoir.

Tombé du nid

Un oisillon tombe de son nid. Seul au pied de l’arbre, il ne peut plus voir d’où il vient et devient rapidement la proie des prédateurs. Par chance, une petite taupe le découvre et l’invite à passer l’hiver dans son terrier. Adopté par cette famille, il s’amuse à creuser des galeries avec ses nouveaux frères et sœurs. Sur son chemin, il va rencontrer toutes sortes d’animaux: une chauve-souris goguenarde, un ver de terre amical, un coucou qui n’aime pas les enfants et un poisson volubile. Mais une fois le printemps de retour, il est temps que le petit oiseau reprenne son envol. Cette fable aborde avec délicatesse la faculté à surmonter les épreuves de la vie et en tirer le meilleur, en traversant plusieurs éléments: l’air, la terre et l’eau. Tombé du Nid dévoile que nous sommes autant adoptants qu’adoptés en composant nous-mêmes nos familles d’accueil. Ce texte épuré explore de manière simple et profonde la figure de la famille, de la fratrie, de nos origines et de ce qui permet de construire notre identité.

Claudio Capéo

Une voix pénétrante, un accordéon endiablé, des rimes qui fusent, des refrains entêtants, et des arrangements énergiques qui donnent furieusement envie de danser! Claudio Capéo est passé de la musique de rue aux grandes scènes, en faisant un détour remarqué par l’émission The Voice en 2O16. Traçant sa route grâce à un univers bien à lui, ce trentenaire barbu a déjà séduit un large public avec ses chansons Ça va ça va et Un homme debout, devenues de véritables tubes dans toute la Francophonie. Ses textes parlent de nos vies, de notre planète, et sont servis par un style musical à la fois totalement actuel et empreint de chanson française traditionnelle. Nominé dans la catégorie Album révélation aux Victoires de la musique 2017, il part en tournée avec son groupe et son accordéon pour notre plus grand plaisir.

L’heureux élu

Charline rentre de New-York, où elle a rencontré l’homme de sa vie. Ce soir, elle va le présenter à ses amis Greg et Mélanie, un couple de bobos parisiens. Son ex, Jeff, est également de la partie. Avant l’arrivée de l’heureux élu, Charline tient à préciser que son fiancé pense «différemment». Un euphémisme pour signifier que l’homme est profondément raciste. Duo emblématique de la série Caméra Café, Bruno Solo et Yvan Le Bolloc’h se retrouvent pour la première fois sur les planches, dans la nouvelle pièce d’Eric Assous. Une comédie à l’humour féroce qui interroge notre relation à l’amitié. Peut-on tout taire, tout accepter par respect pour une personne que l’on aime? Comme un ver dans le fruit, la parole raciste du fiancé de Charline va révéler tous les non-dits et lâchetés que la bande de quadragénaires a tus par amitié, durant vingt ans. L’affrontement portera-t-il sur les idées ou sur les rancœurs inavouées?

Mummenschanz

Depuis plus de quarante ans, les Mummenschanz font voyager dans le monde leur genre unique: des masques, des personnages étonnants, des situations rocambolesques et souvent hilarantes. Cette nouvelle création, entièrement pensée par Floriana Frassetto, laisse une large place à l’imagination. À la fois amusant et mélancolique, surprenant, dramatique et plein de suspens, ce nouveau spectacle sied comme un gant à la compagnie, qui ne cesse de réinventer le quotidien. Munis de quelques objets communs, les artistes donnent vie à des univers entiers, emplis de petites et de grandes histoires narrées par d’étranges figures colorées, futuristes et étonnantes… Déjà vu par plus de 7O’OOO personnes en Suisse romande, ce nouveau spectacle sans parole ni musique, captive, enchante, touche, et fait rêver petits et grands.

L’être ou pas

Deux voisins qui ne s’étaient jamais parlé se croisent dans l’escalier de leur immeuble. Pressé par son épouse, le premier accoste le second: «Vous êtes juif?». Mais qu’est-ce que la judéité aujourd’hui? Chaque rencontre sert de prétexte à interroger l’un sur son identité et à satisfaire la curiosité malsaine de l’autre. Peut-on être juif au XXIe siècle comme on est catholique ou protestant, sans que personne ne s’interroge? C’est à cette question que répond Jean-Claude Grumberg dans une œuvre aussi drôle que touchante. Sommé de s’interroger sur son identité, Pierre Arditi va tordre le cou aux préjugés de Daniel Russo qui, se faisant le relais des sites antisémites que son épouse consulte sur Internet, égrène les clichés sur la circoncision, le rapport des juifs à l’argent ou la question palestinienne. En neuf séquences brillantes, la pièce fait voler en éclat les idées reçues sur la judéité, dénonce l’intégrisme religieux et questionne notre rapport à l’autre.