Un regard parmi d’autres: Ben l’Oncle Soul

Imaginez-vous « Fly me to the moon » et « My Way » version soul agrémentées de beats hip hop… « New York New York » ou « I Love Paris » aux sonorités reggae… « Good Life » complètement funky… Impensable? C’est pourtant ce qu’a pu entendre le public de Beausobre mercredi soir avec Ben l’Oncle Soul et son hommage à Sinatra. Les vrais de vrais s’offusqueraient peut-être d’une telle audace, de telles réappropriations. Au vu des réactions dans la salle – applaudissements, cris, pas de danse même ! – les fans du chanteur français, eux, se sont régalés.
Caché sous son chapeau et ses lunettes de soleil, Ben l’Oncle Soul, entouré de six musiciens et d’un DJ, a offert une première partie de soirée que je qualifierais, personnellement, de conventionnelle. Un moment musical avec du bon, du moins bon.
Mais la magie a opéré au premier rappel. Ses yeux rieurs enfin visibles, le soulman est remonté sur scène en offrant une prestation magistrale et habitée. S’en sont suivis quelques minutes d’improvisation, composé d’une battle de beatbox et platines – comme on n’en a jamais vu à Beausobre, j’en suis sûre ! – et d’un échange complice entre sa voix et ses musiciens. Des instants simples, parfois chaotiques, mais spontanés comme on les aime.
Reparti en coulisses, Ben l’Oncle Soul est revenu une dernière fois pour interpréter deux de ses tubes, « Seven Nation Army » et « Soulman », ce dernier étant uniquement accompagné de son guitariste, pour le plus grand plaisir du public chantant à tue-tête le refrain. Un final en apothéose, où les quelques blagues, paroles et fredonnements, ont démontré que, deux heures après son arrivée sur scène, l’artiste n’avait tout simplement plus envie de la quitter.
Aude
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Aude Haenni -

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