Archives : Spectacles

Ceci est un exemple de type d’article personalisé

Sandrine Bonnaire, Erik Truffaz & Marcello Giuliani

Selon la comédienne Sandrine Bonnaire, il s’agit d’«un texte pas facile à dire, pas facile à entendre». Nous voilà donc prévenus ! Le trompettiste franco-suisse Erik Truffaz, grand adepte des projets transversaux, a puisé dans l’œuvre de Marguerite Duras quelques extraits qu’il pare d’un nouvel écrin mélodique. Une manière de faire le lien entre la note et le verbe, entre l’expression musicale et l’oralité logée dans l’écriture de Marguerite Duras, qu’il qualifie lui-même de «vaste comme une fenêtre ouverte sur le monde».

Tirés de l’Homme atlantique et l’Homme assis dans le couloir, les textes choisis, incarnés par la voix habitée de Sandrine Bonnaire, se juxtaposent dans une commune intelligence des sons et des sens à une partition musicale improvisée. Aux commandes de celle-ci, on retrouve deux musiciens de haut vol ; Erik Truffaz à la trompette et aux claviers, accompagné de son complice de toujours, le bassiste et guitariste Marcello Giuliani.

Keren Ann & le quatuor Debussy

Il est loin le temps du Jardin d’hiver. Cette année 2000 durant laquelle, grâce à un magnifique album co-écrit par Keren Ann et Benjamin Biolay, la franco­phonie redécouvrait Henri Salvador. Si Chambre avec vue est le disque dont l’amusant retraité avait toujours rêvé, il est aussi celui qui a propulsé Keren Ann sur le devant de la nouvelle scène.

Compositrice, auteure, interprète, parolière, la guitare en bandoulière, Keren Ann maîtrise aussi bien la langue de Shakespeare que celle de Molière. Franco-néerlandaise aux influences culturelles éclatées, elle nous emmène depuis le début du millénaire (sept albums en quinze ans) dans des folk-songs graciles, mélancoliques et urbaines, teintées de pop et de rock sophistiqué.

Enveloppée de la texture douce et voluptueuse du Quatuor Debussy, elle nous interprètera son dernier opus You’re Gonna Get Love (2016) ainsi que de nombreux classiques tirés de son répertoire.

Yann Lambiel & Marc Donnet-Monay

Quoi de plus rafraîchissant que de passer le cap de la nouvelle année avec ces deux humoristes ? Après une tournée triomphale, ils viennent fêter la nouvelle année en notre compagnie.

Ils en avaient envie, de ce spectacle… et parce que le feu attire la glace, parce que la nuit n’est rien sans le jour, parce que les contraires s’attirent, Yann Lambiel avec sa fougue, son énergie, son sens inné du spectacle et Marc Donnet-Monay avec son flegme, son humour noir et son goût de l’absurde se retrouvent pour un spectacle où leurs deux univers s’entremêlent. D’un côté, le monde de Marc, l’humoriste angoissé qui nous fait part de ses préoccupations personnelles et de l’autre, celui de Yann, l’imitateur et bête de scène qui veut tout défoncer.

Simon Gerber & Sophie Noir Trio

On savoure ces deux voix qui flirtent en français et en anglais, s’amusant sur des mélodies douces et entêtantes, dans un rythm’n’blues totalement décomplexé. On se délecte aussi de cette pulsation à la fois précise, désinvolte et contagieuse, qui groove aussi bien que la soul d’Otis Redding, mentor désormais attesté de Simon Gerber, épicentre de ce nouveau trio.

C’est dans un caveau du Cully Jazz Festival en 2017 que Simon Gerber et Sophie Noir Trio est né, à l’initiative de celui que l’on connaît notamment comme bassiste de Sophie Hunger. Dans cette nouvelle formation, jouant les multiples rôles de compositeur, chanteur, guitariste et bassiste, Simon Gerber a réuni le batteur Claude Kamber et la chanteuse et bassiste Sophie Noir, amoureuse tout comme lui de la black music. En janvier 2018, le trio présentait l’EP Move On, résultat jubilatoire de cette résidence culliérane qui nous sera présenté dans l’intimité du Bar des artistes.

Tant qu’il y a de l’amour

Marie et Jean sont mariés depuis trente ans. Un jour, Marie annonce à son époux qu’elle le trompe et souhaite divorcer. Mais Jean ne veut rien changer à son quotidien parfaitement balisé : une jeune maîtresse l’après-midi, sa femme le soir. Pour se débarrasser du mari gênant, Marie demande à son amant pharmacien de préparer un poison mortel. Mais le stratagème ne fonctionne pas.

Réunis pour la première fois sur scène, Marie-Anne Chazel et Patrick Chesnais forment un couple désopilant. L’acteur s’en donne à cœur joie en mari grognon, alors que Marie-Anne Chazel excelle dans le rôle de l’épouse peu douée pour les règlements de compte assassins. À leurs côtés, l’ancienne Miss France Valérie Bègue est convaincante en maîtresse suicidaire. Un vaudeville déjanté qui questionne le lien amoureux et fait la part belle à la tendresse et l’espoir.

Émilie Jolie

Émilie Jolie est une petite fille rêveuse. Quand un soir ses parents la laissent seule dans sa chambre, elle prend peur et part se réfugier dans un de ses rêves et auprès des amis de son livre d’image. Mais surprise, tous ces personnages ne sont pas ce qu’elle croyait. Ils ont plus besoin d’Émilie qu’elle n’a besoin d’eux. Enfermés dans leurs pages, ils cherchent la fée qui viendra les délivrer. Chanson après chanson, Émilie trouve les mots justes qui leur feront du bien. Arrivée à la page de la Sorcière, ce n’est pas une partie de plaisir ! Cette dernière rêve de ne plus être méchante et cherche désespé­rément le Prince Charmant. Émilie lui offrira son aide pour parcourir le Grand Livre à la recherche du beau prince.

Le conte musical de Philippe Chatel nous replonge avec humour et tendresse dans un univers qui a bercé l’enfance de nombre d’entre nous. Les excellents chanteurs, acteurs, danseurs et musiciens trans­porteront petits et grands au pays des rêves et du temps qui passe.

Cuche & Barbezat

La brave Madame Pahud est de retour ! Cuche & Barbezat rendent hommage à François Silvant et à sa galerie de personnages, en jouant le spectacle que l’humoriste vaudois préparait au moment où la maladie l’a emporté. Les deux acolytes entretenaient avec lui une amitié de longue date et se sont vu confier la mission d’honorer sa mémoire. Avec la complicité de Philippe Cohen, ils revisitent ce texte inédit avec beaucoup de respect et d’humilité, mais surtout avec humour et dérision.

L’idée n’est pas d’imiter le style de Silvant mais de l’évoquer, de s’approprier ses personnages en les mettant à la sauce du duo neuchâtelois. Un peu plus de dix ans après la disparition de l’artiste qui a fait rire des générations de spectateurs, son écriture inégalable reprend vie sur les planches et nous fait oublier, pendant une heure trente, la fuite inexorable du temps.

Intra muros

Richard franchit pour la première fois les portes d’une prison centrale, afin d’y dispenser un atelier-théâtre. Le metteur en scène s’attend à une forte affluence, mais seuls deux détenus se déplacent pour ce cours encadré par une assistante sociale et une comédienne. Au fil des exercices, les récits s’entrecroisent et chacun finit par dévoiler ses secrets.

À 36 ans seulement, Alexis Michalik ne compte plus les Molières. Après le Porteur d’histoire, Le Cercle des illusionnistes et Edmond, le jeune metteur en scène change de registre. Entre les quatre murs de la prison, les détenus évoquent leur rapport au temps et à l’espace, les rêves qui leur permettent de s’évader et de survivre. Un huis clos pétri d’humanité (mise en abyme fascinante du théâtre), que les jeux de lumière et l’univers musical de Raphäel Charpentier nimbent d’une aura intense.

Compagnie de Cirque « eia »

Construire, déconstruire, ne pas faire tomber, ne pas lâcher, transformer et transformer encore. Quatre acrobates évoluent autour et avec des éléments en bois aux formes multiples qui se laissent métamorphoser à volonté. Mêlant grâce, folie et virtuosité, ils nous transportent dans un univers peuplé de fragments de vie. Solitude, partage et vivre-ensemble sont évoqués à travers la danse, le théâtre de geste et, surtout, les arts du cirque.

La compagnie catalane Eia naît en 2009 et tourne depuis dans toute l’Europe. Avec InTarsi, récompensé en 2017 d’un prix Max (les Molières espagnols), elle dit sa fascination pour les relations humaines si changeantes, avec leurs rencontres et leurs incompréhensions, leurs moments de complicité et d’isolement. Portés acrobatiques, minitrampoline, mât chinois, corde à sauter, tout dit le perpétuel mouvement, réflexif et viscéral, tout est invitation à partager une expérience humaine.

Compagnie Jean-Claude Gallotta

Après le ballet My Rock, dédié aux rockeurs des années 50, Jean-Claude Gallotta poursuit son hymne à l’amour du rock ‘n’ roll en déclinant le genre au féminin. En treize séquences dansées et autant de morceaux emblématiques, My Ladies Rock convoque Marianne Faithfull, Aretha Franklin, Patti Smith, Tina Turner ou encore Wanda Jackson. Des légendes qui ont dû repousser les limites de leur voix et de leur corps pour s’affranchir de la domination masculine.

Treize portraits en mouvement, sauvages, rebelles et joyeux, auxquels se mêlent les commentaires off de Jean-Claude Gallotta. En revenant aux sources du rock, le chorégraphe français réussit à inscrire le destin de ces icônes, véritables guerrières, dans un combat pour l’égalité. Un manifeste dansé plus que jamais d’actualité.