Archives : Spectacles

Ceci est un exemple de type d’article personalisé

Voxset

Imaginez pouvoir rire aux éclats sur le thème de la Panthère Rose, être pris de nostalgie sur Bagdad Café ou passez d’une scène mythique d’un Quentin Tarantino à celle d’un Charlie Chaplin…

Les quatre chanteuses, les deux beatboxeurs et la basse de Voxset présentent leur nouveau spectacle qui va puiser son répertoire dans le 7e Art. Le thème du cinéma et des séries cultes permet à cette troupe hétéroclite d’exploiter les performances vocales de chacun.

Depuis dix ans sur les scènes suisses avec ses spectacles a cappella, Voxset présente pour la première fois un spectacle unique en son genre, 100% vocal et explorant avec bonheur les musiques de films inoubliables. Grâce à des arrangements vocaux nécessitant un long travail de maturation, le groupe donne au public l’illusion de jouer avec de véritables instruments.

Trio Joubran

À chacun de ses concerts, la fratrie Joubran écrit un chapitre de la musique arabe et place la Palestine au centre du monde. À la fois rénovateurs de l’oud et grands défenseurs de la cause palestinienne, Samir, Wissam et Adnan Joubran, trois frères nés à Nazareth d’un père luthier et d’une mère chanteuse, sidèrent depuis près de quinze ans par leur musique flamboyante devenue acte de résistance, force de dialogue et preuve de vitalité culturelle.

Après sept ans de silence discographique, les voici de retour avec The Long March (2018), un condensé de rencontres humaines et musicales, avec notamment le légendaire Roger Waters (Pink Floyd) invité sur plusieurs titres. À Beausobre en sextet, ils navigueront entre pièces écrites et musiques improvisées.

Tiphanie Bovay-Klameth

Habituée des plateaux d’improvisation théâtrale, passée par la troupe des Deschiens et pilier de l’univers loufoque du Fribourgeois François Gremaud, Tiphanie Bovay-Klameth a construit D’autres comme un documentaire sans voix off, où la caméra ferait irruption dans la vie de gens ordinaires pour en montrer la violence, la grandeur, la cruauté et la beauté.

Seule sur un plateau, la comédienne suisse donne corps, sans jamais se moquer, aux membres d’une communauté villageoise qui prépare la soirée annuelle de sa société de gymnastique. À un rythme vertigineux, elle navigue de caractère en caractère et se démultiplie au gré de ses pérégrinations dans les petits riens du vivre ensemble. Porté sur scène, le monde ordinaire révèle alors sa dimension tragique et comique, touchante et absurde, intime et universelle.

The Gag Fathers

Clowns infatigables à l’énergie virevoltante, la compagnie Yllana écume les scènes espagnoles et internationales depuis plus de vingt-cinq ans. Si certains membres ont changé au fil des années, l’énergie, l’inventivité et la puissance comique du groupe sont restées intactes.

À la fois comédiens, clowns, mimes, bruiteurs, poètes et performeurs, les quatre artistes enfilent tous les costumes : jetsetter, toréador, chien renifleur, cosmonaute ou hirondelle, leurs incarnations sont loufoques et sans limite. Ils passent d’un univers à l’autre en un claquement de doigts, créent des mondes surréalistes, entre Tim Burton et la Panthère rose, mais travaillés avec une précision redoutable, au millimètre près. Leur terrain est celui de la démesure et de l’incongru, le tout électrifié par un rythme endiablé, entre rires et stupéfaction.

Tamao

Sur une plage, une coquille se fend et une petite tortue nommée Tamao naît et se rue dans la mer. Commence alors pour elle un voyage extraordinaire dans son nouvel univers marin, dans lequel elle va grandir, entourée de personnages excentriques, qui l’accompagnent tout au long de son périple, jusqu’à son retour sur l’île qui l’a vue naître et où elle vivra sa première ponte.

Deux musiciennes loufoques, mi-sirènes mi-animaux marins, accompagnées d’instruments fantaisistes nous racontent joliment le cycle de vie de cette petite héroïne des mers. Les images animées en papiers découpés s’assemblent au tissu sonore, musique, bruitages et voix des personnages, joués en direct. La compagnie Mon Grand l’Ombre propose là un ciné-concert qui ravit à la fois le jeune public et les plus grands, happés par la narration colorée et joyeuse des artistes.

Stephan Eicher

De la Camargue où il vit depuis 12 ans, Stephan Eicher idéalise la Suisse qui l’a vu naître et devenir musicien, le pays de son enfance et de ses premières fois. Dans les années 1980, il débarquait en Suisse romande avec sa guitare, ses automates et ses chansons en bärndütsch, faisant fi des frontières culturelles et se liant d’amitié avec nos voisins français. Toujours impeccablement tenu dans son gilet noir, le polyglotte Stephan Eicher est devenu, en 40 ans de carrière, prophète en son pays, et même au-delà.

Après une longue pause discographique, il revient enfin avec un nouveau répertoire intimiste et tamisé. Il nous le dévoilera avec un quartet, en présence notamment de la chanteuse et multi-instrumentiste bernoise Heidi Happy.

Spiridon Superstar

En 1896 se sont tenus à Athènes les premiers Jeux Olympiques de l’histoire moderne. Si certaines épreuves comme la natation en eau libre sont tombées dans l’oubli, d’autres se sont inscrites dans la durée. C’est le cas du marathon, créé pour l’occasion et qui a donné lieu à une vive polémique. Des accusations de dopage sont en effet apparues dès cette première édition remportée par un jeune berger, Spyridon Loúis.

Écrite sur mesure pour les Amis du Boulevard Romand, la comédie de Virginie Lemoine mêle réalité historique — délirante — et humour jubilatoire. De la sélection des participants au choix des épreuves, tout semble improbable dans ces premières olympiades. En suivant les pas du médaillé d’or du marathon, un coureur qui s’ignorait, la pièce nous permet de revivre un moment clef de l’histoire sportive. Où dopage rimait avec verre de cognac et où les coureurs n’hésitaient pas à prendre des raccourcis, assis à l’arrière de charrettes à foin.

Sol Bémol

On les avait adorés avec le Carrousel des moutons. On les retrouve avec leur nouvelle création et un univers fait de bois, de toile et de filins. Le cirque et la pantomime restent au cœur de cette nouvelle création, de même que le piano, ou plutôt les pianos, jouant entre la pesanteur de l’instrument et la légèreté des prouesses circassiennes aériennes. Au centre du spectacle, la figure du couple, qui se cherche, se perd, se retrouve et espère jouer de concert la partition d’une vie à deux sur une musique parfois proche de celles du cinéma muet.

La Compagnie d’Irque & Fien est un duo de longue date entretenant une jolie complicité sur l’asphalte comme dans la vie, pour nous donner à vivre des spectacles de cirque poétiques, titillant avec douceur notre âme d’enfant. Sol bémol est indéniablement onirique, drôle et pour toute la famille

Pourvu qu’il soit heureux

Tout allait bien dans la vie du jeune Camille, jusqu’à ce que ses parents découvrent par hasard sa liaison avec un acteur d’âge mûr. Si la mère, guère surprise, se montre tolérante, le père est profondément blessé dans sa virilité et exprime son désarroi à travers un chapelet de clichés homophobes. Tous deux s’accordent en revanche sur un point: ils se sentent responsables. Mais responsables de quoi?

C’est avec délicatesse et humour que Laurent Ruquier aborde la question sensible du coming out, dans sa comédie qui est sans doute la plus personnelle. En inversant le point de vue des personnages à chaque scène, l’auteur dénonce habilement les préjugés sur l’homosexualité et met le père et la mère face à leurs contradictions. Débordés par leurs émotions mais aimant tendrement leur fils, Fanny Cottençon et Francis Huster sont fantastiques.

Philippe Soltermann

Sa mère écoutait des chansons de Joe Dassin, son père des disques de fanfares militaires. Lorsqu’il entend J’arriverai par l’ascenseur de 22h43 en provenance de Babylone de Hubert-Félix Thiéfaine pour la première fois sur une cassette piratée, Philippe Soltermann a 12 ans. De la rencontre avec ces paroles naît une idylle sans faille. Le chanteur devient plus qu’une idole, il sera une figure tutélaire.

Nul besoin de connaître et d’apprécier Hubert-Félix Thiéfaine pour vibrer devant ce spectacle. Sur un plateau nu qui pourrait être celui d’une salle de concert, Philippe Soltermann dit tout de sa passion communicative pour l’électron libre de la chanson rock francophone. Comment ne pas être ému, lorsque l’auteur et comédien lausannois évoque l’impact que l’œuvre de l’artiste a eu sur son existence? Car qu’est-ce qu’un fan, sinon un homme comme un autre, avec ses fragilités, ses doutes et ses excès? Touchant, poétique, le monologue interroge la part d’irrationalité qui relie l’humain aux idoles, et réveille l’âme du fan qui sommeille en chacun d’entre nous.