Archives : Spectacles

Ceci est un exemple de type d’article personalisé

Michèle Bernier

Rien n’agace plus Michèle Bernier que les «c’était mieux avant». Cette grande enfant entrée dans la soixantaine n’en peut plus des «quand j’étais jeune…» et autre formules nostalgiques. La seule chose qui importe à ses yeux, c’est le futur. C’est donc tournée vers l’avenir qu’elle entame sa troisième collaboration avec Marie Pascale Osterrieth, complice de longue date.

Des confessions touchantes sur ses heures de baby-sitting des petits-enfants aux critiques des publicités consuméristes, elle court d’un bout à l’autre de la scène, s’entoure d’accessoires savamment choisis et montre qu’il est bon d’entretenir sa forme pour savourer la vie. Elle qui ne peut se défaire de cette image de joyeux luron depuis tant d’années remplit son contrat. Un spectacle de l’optimisme qui irradie d’ondes positives.

Messmer

Le célèbre fascinateur Messmer est de retour avec son nouveau spectacle, Hypersensoriel, et nous convie à un voyage euphorique au cœur des cinq sens.

Référence mondiale en hypnose et magnétisme, Messmer repousse encore les limites du subconscient en mettant cette fois à profit nos perceptions, à savoir la vue, l’odorat, le goût, l’ouïe et le toucher. Quels sont leurs secrets, leurs pouvoirs insoupçonnés? Peut-on les décupler, les altérer? Et si nous avions un sixième sens qui sommeille en nous?

Après de nombreuses années à étudier le cerveau humain pour amplifier ses propriétés, Messmer invite les spectateurs, sur scène et dans la salle, à vivre des expériences et des aventures plus étonnantes que jamais. Un grand rendez-vous interactif, entre technologie et réalité virtuelle.

Marc Lavoine

Marc Lavoine aura marqué la fin des années 2010 de son extraordinaire retour. Sur les écrans, avec la série Kepler(s), dans laquelle il joue le rôle d’un flic à la santé mentale vacillante. Sur les ondes, avec Je reviens à toi (2018), douzième album aux mélodies romanesques et mélancoliques. Et aujourd’hui sur scène, avec la déclinaison de ce dernier opus en spectacle total, placé sous le signe des retrouvailles avec son public.

On l’a découvert dans les années 1980 dans la série Pause Café, à donner la réplique à Véronique Jannot, et au sommet du hit parade avec Elle a les yeux revolver et Le parking des anges. Occupant la place du plus romantique des chanteurs français dès ses premiers tubes, Marc Lavoine, âgé aujourd’hui de 57 ans, n’est pas prêt à la céder.

Lou Doillon

Lou Doillon a la voix rauque et l’assume pleinement. C’est ainsi qu’elle est née, en 1982, dans une famille d’artistes, entre Jane Birkin et le réalisateur Jacques Doillon. Devenue dans un premier temps comédienne, actrice et mannequin, Lou Doillon la musicienne ne se révèle qu’en 2012, en auteure, compositrice et interprète, avec son premier album Places. Suivra Lay Low (2015) qui confirmera son talent dans un registre folk song.

Elle resurgit en 2018 avec Soliloquy et un style clairement plus brut, plus rock et râpeux. A 36 ans, Lou Doillon nous dévoile sa vraie nature de femme. Il y a dans tous ses titres de l’assurance, un chant éraillé, des riffs rêches et saccadés, des effluves de post-punk, soit une musique bien plus animale, urgente et sexuelle qu’à ses débuts.

Lionel Frésard

Lionel Frésard retourne dans le village où il a grandi pour mettre en scène La Cerisaie de Tchekhov. Très vite, il comprend qu’il ne pourra rien faire sans la bénédiction de Pierrette qui gère la vie sociale de Montfaucon. Et puis, il y a les visites à sa mère qui s’inquiète de la fête que l’EMS veut organiser pour son anniversaire et se lève la nuit pour regarder jouer Federer en pensant que le champion apprécie l’effort.

Après Molière-Montfaucon 1-1 où il riait du contraste entre la ville et la campagne, Lionel Frésard aborde avec tendresse et drôlerie le sujet plus mélancolique du vieillissement. Comment notre société nous prépare-t-elle à la fin de vie? Qu’est-ce qui explique que certains réussissent à lâcher prise et d’autres n’y parviennent pas? Par son jeu spontané, parfois musical et même dansé, Lionel Frésard réussit à rendre hommage au grand âge de façon délicate, touchante et drôle. Une vieillesse qu’il égratigne un peu, mais dont il salue surtout la sensibilité cachée et le courage.

Les trois ténors

Dans une suite de l’Hôtel Ritz, le producteur Henri Beaudet et son assistant mettent la touche finale à ce qui s’annonce comme le concert du siècle. Mais réunir sur une même scène trois grands ténors n’est pas sans risque, d’autant que les chanteurs vedettes sont aussi caractériels que volages. Trois ténors, une épouse, deux maîtresses: qu’est-ce qui pourrait mal tourner?

Les amateurs d’art lyrique n’ont pas oublié le concert mythique que Plácido Domingo, José Carreras et Luciano Pavarotti ont donné à Rome, en 1990. Le dramaturge américain Ken Ludwig a imaginé une variation délirante de cette rencontre au sommet, où egos stratosphériques et vies dissolues s’entrechoquent dans un joyeux chaos. Écrite comme une partition de musique, la pièce évoque les comédies survoltées d’Eugène Labiche ou de Georges Feydeau, et n’hésite pas à ponctuer son texte de grands airs d’opéra, dans une énergie diablement communicative.

Le Prénom

Vincent, la quarantaine triomphante, s’apprête à être père pour la première fois. Invité à dîner chez sa sœur et son beau-frère, il retrouve Claude, un ami d’enfance. En attendant l’arrivée de son épouse Anna, il est pressé de questions sur l’enfant à naître. Lorsqu’il révèle le prénom que le couple a choisi, la soirée tourne au cauchemar.

Joué près de 250 fois lors de sa création en 2010, vu par trois millions de spectateurs dans son adaptation cinématographique culte, Le Prénom est déjà un classique. Pour le grand retour de leur comédie sur les planches, Matthieu Delaporte et Alexandre de la Patellière ont pris le risque d’une nouvelle distribution, centrée sur les humoristes Florent Peyre et Jonathan Lambert. Pari réussi: les deux acteurs excellent dans le registre qui les a fait connaître et donnent à la pièce un nouveau souffle, taillé pour séduire un large public.

La petite boutique de magie

Après les triomphes de l’Apprenti magicien et l’École des magiciens, le sorcier préféré des petits et grands est enfin de retour avec son dernier spectacle. Sébastien nous invite cette fois à découvrir un magasin incroyable, secret et fou, où les illusionnistes viennent se procurer leurs accessoires magiques. Vendeur dans cette boutique plutôt farfelue, Sébastien partage sa passion pour la magie avec les enfants, en leur dévoilant des trucs étonnants et en leur faisant essayer des nouveautés complètement dingues. Mais attention, c’est son premier jour de travail et il n’est pas tout à fait au point; il y a donc de la gaffe de magicien dans l’air!

De l’action, de la poésie, du suspens, des rires, avec la participation du public, pour un spectacle familial truffé de magie

Les enfants ressortent bluffés et émerveillés… comme leurs parents!

La machine de Turing

Manchester, hiver 1952. Suite au cambriolage de son domicile, le professeur Turing porte plainte au commissariat. D’allure peu conventionnelle, il n’est pas pris au sérieux par le sergent Ross. Mais sa présence n’échappe pas aux Services de renseignement. Et pour cause, Alan Turing détient de nombreux secrets.

Son nom ne vous est peut-être pas familier. Alan Turing est pourtant un pionnier de l’informatique et de l’intelligence artificielle. Ses travaux pour déchiffrer le code des transmissions allemandes ont permis d’écourter la Seconde Guerre mondiale de deux ans. Pourtant, le mathématicien est mort dans l’anonymat, peu après avoir été condamné pour homosexualité. Frappé par le destin hors du commun de ce génie méconnu, Benoît Solès donne corps et voix à cet homme bègue et autiste Asperger dans un spectacle aussi passionnant que touchant.

 

Lauréat de 4 Molières 2019

Meilleur spectacle, meilleur comédien (Benoît Solès),

meilleur auteur francophone, meilleur metteur en scène

L’ordre des choses

Bernard, sexagénaire rock’n’roll, file le parfait amour avec Juliette, de près de trente ans sa cadette. L’arrivée de Thomas va tout chambouler: séduisant trentenaire, le jeune homme affirme, test ADN à l’appui, être le fils de Bernard. Problème: ce dernier a toujours prétendu être stérile. Autre souci: Juliette ne semble pas insensible aux charmes de son beau-fils.

Après le triomphe des Gens intelligents (Molière 2015), Marc Fayet revient à Beausobre avec une comédie mêlant quiproquos désopilants et réflexion profonde sur des thèmes d’actualité. Star de cette pièce mise en scène par Richard Berry, Pascal Légitimus a le style triomphant des héros de Feydeau. Plus charismatique que jamais, l’acteur excelle dans le rôle du mari rattrapé par son passé et piégé par sa mauvaise foi. Un pur plaisir.