Archives : Spectacles

Ceci est un exemple de type d’article personalisé

Jamel Debbouze

Après 6 ans d’absence, Jamel est de retour sur scène, son terrain de jeu favori. Toujours aussi affûté, aérien, il vise juste et porte un regard drôlissime et indispensable sur la société française. Alors si vous voulez rire, c’est Maintenant ou Jamel!

It Dansa

Composée de seize jeunes danseurs hyper talentueux qui défendent leur art avec fougue, la Compagnie de danse de l’Institut del Teatre de Barcelone a produit plus d’une trentaine de chorégraphies qui ont tourné dans le monde entier. Après une carrière de danseuse au Nederlands Dans Theater, puis avec Nacho Duato dont elle a été l’égérie durant de nombreuses années, Catherine Allard dirige la compagnie depuis sa création en 1997. Ce programme est constitué de trois pièces, signées d’immenses chorégraphes: Jiří Kylián, Sidi Larbi Cherkaoui et Ohad Naharin. Au son de musiques traditionnelles israéliennes et cubaines, Minus 16 prouve que la danse est un langage universel. Cette tournée est la dernière européenne avec ce programme d’exception, l’occasion unique de venir découvrir ces jeunes talents dans une soirée néo-classique conçue avec une extrême exigence artistique.

Cirque le roux

Automne 1937, dans un salon fumoir monochrome, entre huis clos et cabaret. Ambiance raffinée et feutrée, néanmoins le champagne coule à flots. Trois hommes, plutôt dandys, et une mariée hystérique, Miss Betty, tentent de protéger un coupable secret. Leurs confrontations se métamorphosent en une acrobatie de haut niveau, en tenue chic et glamour, saupoudrée d’une dose d’humour, d’érotisme et d’excentricité. Et, cerise sur le gâteau, un final à couper le souffle. Une véritable fusion entre écriture théâtrale et prouesses circassiennes, c’est là le tour de force réussi par la troupe du Cirque Le Roux, composée de quatre jeunes artistes issus des grandes écoles de cirque de Bruxelles et Montréal. Un spectacle inhabituel, une bombe d’esthétisme et de folie joyeuse, faite de glissades, de rires, de bagarres, de danses et d’impressionnantes acrobaties. Quand le cirque rencontre les films noirs hollywoodiens et le théâtre physique, l’improbable se produit, et l’impossible n’est jamais loin.

L-E-V Dance company

Sharon Eyal est née à Jérusalem et s’est formée comme danseuse avec la Batsheva Dance Company. Chorégraphe pour différentes compagnies, elle s’allie ensuite avec son collaborateur de longue date Gai Behar et forme L-E-V en 2O13 — nom qui signifie « coeur » en hébreu. Cette compagnie israélienne s’inspire avant tout de musiques électroniques et de danse contemporaine, et s’est créé une esthétique qui lui est propre. Le festival suisse Steps coproduit son nouvel opus. Avec Love Chapter2, Sharon Eyal et Gai Behar envoûtent le public, offrent une création à l’attraction irrésistible et à laquelle on peut céder sans crainte. La pièce est sombre, elle dit la solitude, le manque de connexions entre les êtres, l’impression de tout le temps perdre quelque chose. Plus généralement, elle traite des processus physiques découlant des émotions, menant à différents niveaux de réflexions et de ressentis. Entre tristesse et joie, joie et tristesse, c’est la vie dans tous ses extrêmes, hypnotique et fascinante.

Monsieur kipu

Monsieur Kipu sent mauvais, on dit même qu’il empeste, qu’il pue, qu’il cocotte. Sans-abri, il passe ses journées sur un banc, qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente. Personne ne s’arrête jamais pour lui faire la conversation. Mais Chloé, petite fille attentionnée, l’observe avec curiosité tous les jours depuis la voiture qui la conduit à son école privée et a plein de questions à lui poser. Un jour, elle prend son courage à deux mains et décide de l’aborder. C’est là que l’histoire commence. Après le succès des Contes abracadabrants, la compagnie fribourgeoise a choisi de porter à la scène une perle d’histoire pour enfants écrite par le Britannique David Walliams. En collaboration avec Robert Sandoz, Sylviane Tille et sa brillante équipe abordent un sujet sérieux avec tendresse et drôlerie, et dressent le portrait d’un monde d’adultes corrompu, vaincu par l’humanité d’une petite fille.

Ivo livi ou le destin d’Yves Montand

Né dans une famille pauvre de Toscane, rien ne prédisposait Ivo Livi à devenir une légende du music-hall. Grâce à un charisme magnétique et des rencontres déterminantes, l’artiste réussira pourtant à imposer son talent jusqu’à Hollywood. Mêlant le chant, la danse et l’humour, les quatre comédiens et le musicien de ce spectacle époustouflant nous entraînent dans le tourbillon que fut le destin flamboyant du grand Yves Montand, de l’exode de sa famille au crépuscule de sa vie, de ses passions féminines à ses engagements politiques. Bourré d’humour et de modernité, le texte dresse de troublants parallèles avec la condition des réfugiés qui affluent aujourd’hui vers l’Europe. En filigrane, c’est toute l’histoire du XXe siècle que le spectacle donne à voir. Les chansons de Montand côtoient les airs des artistes qui ont croisé sa route, et les clins d’oeil aux grandes comédies musicales. On est transporté par la poésie et l’aura de ce spectacle qui est bien plus qu’un hommage, un enchantement.

Bleu pour les oranges, rose pour les éléphants

Qu’est-ce qui «fait » un garçon ? Et une fille ? Est-ce que porter des paillettes va faire de moi une fille ? Est-ce que jouer au foot va faire de moi un garçon ? Pourquoi on dit « pleurer comme une fille » ? C’est quoi exactement « un garçon manqué » ? Une sorte de fille pas réussie? Et si le genre était en voie de disparition, comme en témoigne la Suède qui a introduit un pronom neutre dans son langage ? Construit avec l’aide d’enfants, ce spectacle visuel et inventif amène à réfléchir sur le masculin-féminin de manière ludique, poétique et le tout en musique. Une création touchante, qui donne la parole aux enfants, qui questionne en toute liberté avec finesse et humour et qui montre que les adultes aussi ont des interrogations.

Croque-monsieur

Lorsqu’elle découvre que son mari s’est suicidé pour éviter le scandale de sa ruine, Coco Baisos n’a qu’une idée en tête : trouver un nouveau parti lui assurant une existence confortable, avant que la rumeur de son infortune ne se répande dans le Tout-Paris. Enchaînant les rendez-vous galants, cette femme volcanique jette son dévolu sur Anatole Longwy, un célibataire endurci et vieux-jeu. C’est avec le rôle de Coco que Jacqueline Maillan est devenue, dans les années 6O, la reine du théâtre de boulevard. Vingt-cinq ans après sa disparition, Fanny Ardant se glisse dans la peau de la célèbre croqueuse d’hommes avec un supplément de magnétisme. En grande bourgeoise parisienne, gaie et fantasque, l’actrice éblouit. À ses côtés, Bernard Menez est irrésistible. Un spectacle savoureux, que les délicieuses chansons d’Alex Beaupain transforment en comédie musicale joliment vintage.

Mission Florimont

1534. Florimont de La Courneuve traîne les pieds. Le roi de France vient de lui confier une mission au long cours: gagner Constantinople, afin d’allier le pays à l’Empire Ottoman et contrer l’hégémonie de Charles Quint. Voilà notre chevalier parti avec Jean-Christophe, son étalon en polystyrène, pour une mission aussi secrète que dangereuse. Nouveau spectacle des Amis du Boulevard Romand, cette comédie chevaleresque s’appuie sur un fait historique: l’alliance de François Ier à Soliman le Magnifique, en 1536. L’épopée de Florimont de La Courneuve est ici contée avec un humour délirant. On rit aux éclats devant les situations ubuesques, les rafales de jeux de mots, les références désopilantes à l’actualité et les parodies de comédies musicales. Une farce loufoque qui fera comme chaque saison le bonheur des amateurs de comédie de boulevard.

Darius

Victime d’une maladie dégénérative, Darius n’a plus que deux sens en fonction: l’odorat et le toucher. Sa mère demande à un célèbre créateur de parfum de faire revivre au jeune homme ses nombreux voyages par les odeurs. Paul accepte et crée plusieurs fragrances. Mais bientôt, Darius demande à sentir les odeurs d’endroits où il n’est jamais allé, afin de continuer à voyager dans son imaginaire. Darius, c’est d’abord un texte somptueux, lauréat du prix Durance-Beaumarchais SACD 2O14: la correspondance entre Paul, grand parfumeur déchu, et Claire, une mère qui cherche à faire vivre à son fils une vie exaltante, malgré le handicap et la fin proche. Avec délicatesse et humanité, Clémentine Célarié et Pierre Cassignard nous entraînent dans une aventure olfactive lumineuse et envoûtante. On ressort ému, grisé par ce spectacle d’une grande générosité.